Les traders de Wall Street prennent le poker d’assaut

David Einhorn est connu pour de nombreuses raisons. Il est le fondateur du hedge fund Greenlight Capital en 1996. Il est surtout celui qui avait prédit et parié sur l’effondrement de Lehman Brothers en 2007. Plus récemment, il s’est fait remarquer en France en annonçant que les traders feraient mieux de vendre la dette française pour acheter celle de la Grèce, qui était plus amène à progresser.

Une attaque sévère où il listait les nombreuses particularités françaises telles que les 35 heures ou le salaire minimum élevé comme autant de freins à la reprise économique de l’Hexagone. En 2014, il figurait même dans la liste du Times des 100 personnalités les plus influentes de la planète.

David Einhorn
David Einhorn

Mais ce que l’on sait moins, c’est que David Einhorn est, en plus d’être un investisseur reconnu mondialement, un joueur de poker talentueux puisqu’il aurait accumulé plus de 5 millions de dollars au cours de sa carrière, participant notamment à de nombreuses tables finales des World Series of Poker, le plus grand tournoi du monde. Pour compléter le personnage, il aurait donné l’ensemble de ses gains au poker à des associations caritatives.

Il n’est en tout cas pas le seul trader à réussir dans le monde du poker. Les exemples sont même légion. Andy Frankenberg, vainqueur de bracelets des World Series of Poker en 2011 et 2012, a été trader pendant 14 ans, notamment pour BNP Paribas, avant de se consacrer entièrement au poker où il connaît un succès fulgurant. Et cette tendance ne date pas d’hier puisque Jack Kellar, vainqueur d’un bracelet WSOP en 1984, époque où le poker n’était rien comparé à aujourd’hui, était aussi trader. Et on pourrait en citer plusieurs dizaines d’autres.

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Wall Street

Alors pourquoi une telle proximité entre ces deux « disciplines » ? L’explication est relativement simple, les points communs pour réussir à la bourse sont pour beaucoup similaires à ceux pour réussir au Texas Hold’em, ou aux autres variantes du poker. Ainsi, il faut, dans les deux cas, de grandes qualité d’analyse pour remporter le plus de gains possibles. Dans le cas du poker, il faut savoir analyser le jeu de ses adversaires, leurs différentes stratégies et être réactif à la moindre opportunité. A la bourse, il faut savoir analyser les mouvements du marché pour pouvoir les anticiper et effectuer les meilleures transactions.

Les similitudes ne s’arrêtent pas là. Il faut ainsi faire preuve d’une grande maîtrise de soi au poker, pour pouvoir jouer ses bonnes mains sans afficher d’émotions particulières ou pour pouvoir bluffer sans se faire repérer. De même à la bourse, où la maîtrise de soi servira à éviter de se plonger dans de mauvais trades, provoqués par la précipitation de traders cherchant à faire de gros coups trop vite. On pourrait ajouter à la liste l’importance de la sérénité, de la psychologie et de la stratégie aussi bien sur les tapis verts que devant les écrans de Wall Street.

Les nombreuses victoires de traders en tournoi de poker tendent à prouver que la bourse est aussi une affaire de talent, que les simples connaissances économiques ne suffisent pas, il faut aussi avoir le sens du jeu pour faire partie des meilleurs traders. Nouvelle rassurante ou non, à vous d’en juger.

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